En raison des influences climatiques qu’il subit, le Tarn présente des débits extrêmement contrastés, marqués par de sévères étiages (basses eaux) et des crues parmi les plus violentes à l’échelle du territoire national pour des rivières similaires.

A la station de mesure des débits du Tarn à Marsal (81), en amont d’Albi, le débit moyen est de 78.5 m3/s.

Régime hydrologique moyen du Tarn à Marsal

Les étiages (basses eaux) sont particulièrement marqués et engendrent des situations conflictuelles entre les différents usagers de l’eau, notamment entre juin et septembre (voir Programme de Gestion des Etiages).
A l’inverse, les crues peuvent être violentes.

Les étiages les plus importants (sécheresses) – source banque hydro

   
DATE DEBIT
août 1976  4.26 m3/s
août 1987 7.5 m3/s
août 2005 7.16 m3

 

Les plus grandes crues connues

       
      DATE           DEBIT        HAUTEUR D’EAU A ALBI
mars 1930 3 500 m3/s                        9.20 m
déc 1982 3 000 m3/s                  non communiqué
nov 1994 3 240 m3/s                        7.40 m

 

Depuis toujours, la rivière Tarn se déchaîne : le 26 septembre 1376 avec 10 m à Albi et 6 jours après, le 2 octobre, à nouveau 10m à Albi, en septembre 1567 (9m), en novembre 1609 (10m), en juillet 1652 (9m), en novembre 1766 (11 m),en 1826 (9 m), en septembre 1875 (8,85 m) et enfin, la crue du 3 mars 1930 (9,20m), dont certains se souviennent encore.

 

«  Comment le Tarn peut-il atteindre de tels débits, similaires à ceux de la Loire à Blois (41) ou de la Dordogne à Bergerac (24), alors même qu’il draine un territoire 3 à 10 à fois plus petit ? »
Réponse: Les caractéristiques singulières du bassin versant du Tarn en font l’un des cours d’eau présentant les crues les plus abondantes et dynamiques du territoire national :

• Son bassin versant, en forme de poire, constitue un vaste réceptacle des eaux de pluie produisant d’importants volumes d’eau à évacuer.

• Il est soumis à l’influence des pluies torrentielles cévenoles, responsables de crues violentes et rapides.

• La rivière Tarn circule essentiellement dans des gorges, des fonds de vallée encaissés ou entre des falaises, n’offrant aucune possibilité de débordement et donc d’atténuation de la crue (phénomène d’écrêtement).